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Les Mémoires de Guerre nous Collent à la Peau

Généralement, les hommes ne parlent pas des mémoires de guerre. Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas dire l’indicible. Mais les choses qui ne sont pas dites ne sont pas libérées. Elles restent comme une espèce de furoncle qui continue de s’infecter.

Découvre le replay du live durant lequel j’ai abordé les mémoires de guerres.

Les mémoires de guerre : un énorme tabou

Dans les accompagnements individuels, le travail transgénérationnel est souvent mené sur la lignée maternelle, puisque c’est les femmes qui portent les enfants. Et du coup les mémoires des hommes sont oubliées. Pourtant, beaucoup de traumatismes actuels viennent de là.

Les drames de guerre

La guerre de 14-18, la dernière Guerre Mondiale et les guerres plus récentes ont considérablement meurtri nos pères et grands-pères. Ça commence seulement à se dire et c’est nous qui aiderons les choses à se dire, en osant aller poser des questions. Sans trop attendre.

De très nombreux hommes sont revenus de ces guerres muets par rapport aux drames qu’ils ont vécu. Ils sont revenus avec beaucoup de colère. Le non-dit en a fait des alcooliques, des hommes violents, incestueux malgré eux. Car ils ont eux-mêmes vécu des intrusions dramatiques dans leur intégrité.

Une femme qui a le sentiment d’un viol, peut porter dans son bassin la mémoire de cette violence subie par un ancêtre violenté à la guerre.

Par exemple, lorsqu’un homme de notre lignée a été menacé par une arme à la guerre, il est important de reconnaître qu’il a été violé. Violé dans son intégrité, menacé dans sa survie, une peur vitale qui se répand dans toutes ses cellules et qui se transmet aux générations futures.

Se libérer et libérer sa lignée

À partir du moment où tu prends conscience de ce qui s’est passé, ça libère toute une chaîne familiale. J’ai observé de façon spectaculaire que ça libère aussi beaucoup d’autres mémoires d’hommes qui ont été dans ces circonstances-là.

C’est ce que je dis souvent en accompagnement : chaque fois qu’une personne, homme ou femme, œuvre sur sa lignée, elle libère à peu près 1000 personnes parce qu’elle libère une espèce de nœud énergétique dans le monde.

Il y a quelques années, je suis allée en Martinique et j’ai proposé beaucoup de libérations transgénérationnelles. J’étais dans un endroit absolument merveilleux, juste à côté du canal des esclaves. Et j’avais vraiment le sentiment que chaque fois qu’une femme venait me voir, je voyais des colonnes d’esclaves se libérer de leurs chaînes.

Des mémoires transgénérationnelles qui s’infiltrent en profondeur

Le périnée est porteur de mémoires transgénérationnelles

Un jour, une femme m’a raconté que son grand-père, qui avait un problème au bassin, avait été pendu par les pieds par les allemands, durant la guerre.

Ça a été pour elle une énorme prise de conscience de réaliser que cela pouvoir avoir un impact sur son périnée. Qu’elle était profondément concernée, dans son corps et dans sa vie, par une mémoire appartenant à son ancêtre.

Ce qui est spectaculaire, c’est que ces mémoires se manifestent vraiment dans la musculature de nos profondeurs. C’est-à-dire dans notre fondation intérieure et plus particulièrement dans la musculature du périnée.

En tout cas, moi, c’est mon approche.

Je l’ai découvert petit à petit dans mon métier de sage-femme. En me posant des questions : comment ça se fait que cette femme-là n’a pas l’air connectée à son périnée ? Comment ça se fait que cette autre femme elle a l’air d’avoir peur dans ses muscles du périnée ? Ou au contraire, comment ça se fait que ça a l’air tout effondré ? Qu’il n’y a plus de présence du tout, il n’y a plus rien ?

À force de cheminer avec ces femmes, j’ai pu me rendre compte que ça avait un lien un lien avec leur histoire ou celle de leurs ancêtres.

Les schémas répétitifs transgénérationnels sont vérifiés par les chercheurs

Dans mon article sur les schémas répétitifs transgénérationnels, je vous partage un lien vers les travaux d’une chercheuse en épigénétique. Elle explique très bien qu’un souriceau qui reçoit un traumatisme le transmet aux générations futures : elles ont toujours le comportement du traumatisme, sans le revivre elles-mêmes.

Les liens que je fais-là ne sont donc pas des élucubrations : ils ont été vérifiés par les chercheurs.

Les circonstances vécues par nos ancêtres, comme ces mises en danger vital durant la guerre, transmettent un sentiment d’insécurité. Et c’est plus qu’un sentiment, puisque notre cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et ce qui est imaginé.

C’est aussi pour ça que ça marche dans les deux sens. Il faut beaucoup persévérer, beaucoup s’entraîner à changer de point de vue pour développer sa sécurité quand des drames familiaux viennent entacher les lignées.

Cela demande tout un travail personnel que d’inscrire une nouvelle mémoire en nous, en quelque sorte.

Oser partir en quêtes de réponses

S’il te manque des éléments sur ton histoire familiale ou l’histoire de ta lignée, ça vaut le coup d’aller gratter. Même d’être l’emmerdeuse de ta famille, à ce niveau-là.

Ça m’a demandé 30 ans pour dénouer l’essentiel. Les 15 dernières années durant lesquels je suis vraiment allée gratter, plus avoir plus de réponses. Et ça a notamment permit de soulever un secret magistral !

Je sais qu’il n’est pas toujours facile d’obtenir des réponses de la part de nos parents, même si je t’encourage à essayer et à persévérer.

Mais je me suis aussi rendu compte que dans les réunions de famille, il était possible de parler à des neveux et des nièces qui étaient intéressés et qui pouvaient parfois poser plus facilement des questions à leurs parents.

Dans tous les cas, ça vaut tellement le coup de ne pas rester bloquée que son histoire, en étant dans le confort/inconfort de ne pas savoir. Je suis à chaque fois témoin que quand ça se libère, la vie change profondément.

Si tu souhaites te libérer des mémoires du guerre et transgénérationnelles, je t’invite à découvrir mon programme « confidences transgénérationnelles ».

 

 

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